juil 6, 2012
Elu depuis quelques jours au sein du conseil des joueurs de l’ATP, le Français Gilles Simon a rapidement décidé de s’exprimer sur les idées qu’il pourrait proposer. C’est ainsi qu’à Wimbledon il a clairement dit ce qu’il pensait de la parité des gains distribués aux joueurs et joueuses du circuit.
Le 13è joueur mondial a donc défendu son idée que le tennis masculin possède encore un grand temps d’avance sur le tennis féminin et que les gains perçus par les joueurs doivent rester supérieurs à ceux des joueuses.
Simon explique son mécontentement par le fait que les matchs des hommes durent généralement plus longtemps et d’autant plus dans les tournois du Grand Chelem avec le système des trois sets gagnants contre seulement deux pour les autres tournois. Le n°2 français a ainsi pris l’exemple du dernier Roland Garros où les joueurs disputant le dernier carré ont passé deux fois plus de temps sur le court que les femmes étant arrivées au même stade du tournoi.
Pour justifier son idée, Gillou nous démontre surtout que le tennis féminin est en constante perte de vitesse puisqu’en l’absence de leader comme pouvaient l’être Steffi Graf, les soeurs Williams ou Justine Henin les sponsors n’affluent pas et le niveau de jeu moyen ne va pas en s’améliorant. Il est désormais organisé des tournois mixtes où se déroule en même temps le tournoi masculin et féminin comme à Rome ou lors de la tournée américaine qui permettent de remplir les gradins alors qu’habituellement les tickets ne s’arrachent pas…
Evidemment cela a créé des remous et les réactions furent immédiates. Marion Bartoli, n°1 française, a été l’une des plus virulentes. Elle a ainsi défendu le fait que le tennis masculin n’attire pas forcément tant de public et qu’il n’y a que cinq ou six joueurs qui peuvent attirer des spectateurs. Les joueurs étant hors du top 5 et ceux qui les soutiennent tout au long de l’année apprécieront…
Après ces propos, Simon a été soutenu par son compatriote Julien Benneteau qui considère que le tennis est le seul sport où cette parité existe mais qu’il va être difficile de revenir en arrière. Gilles Simon pense d’ailleurs que l’ensemble du vestiaire du circuit masculin mais aussi les médias ont le même point de vue que lui mais que cela reste un sujet dit « tabou » et qu’il est difficile de faire bouger les choses.
Quoi qu’il en soit, Gillou s’est fait entendre mais risque avec ces propos de se faire quelques ennemies sur le circuit féminin. Ce n’est pas certain qu’il prenne part au tournoi de double mixte lors d’un prochain Grand Chelem!
Jérémy Triffault